C’était il y a 6 mois. Je faisais cette chronique sur Europe1. Je considérais la Bulgarie comme un pays exotique dont le jeune président Rossen Plevneliev devait gérer les tweets et leurs conséquences politco-médiatiques ainsi que le statut de son épouse. Car la nouvelle première dame de Bulgarie, Iouliana Plevnelieva bosse et tweete… Et elle semble également prête à emmerder le monde, là-bas, à Sofia. Emmerder le monde au plan protocolaire mais également emmerder le monde en twittant comme elle pense et selon ses convictions.
Là-bas ça a fait causer. Il faut dire que la jeune femme a expliqué qu’elle continuerait à travailler, qu’elle ne comptait pas renoncer à son indépendance, ni à sa liberté. Bref… Iouliana Plevnelieva comme l’expliquait il y a peu Courrier International a mis le feu à la toile.
Comparaison n’est pas raison mais tout de même. En relisant cette épisode de la vie politico-conjugale bulgare, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce qui est arrivé chez nous ce matin. La compagne de notre président, ses tweets, son envie de rester libre, ce qui ressemble à une forme de loyauté vis-à-vis de Monsieur Falorni et qui ressemble en même temps à une forme de dyarchie institutionnelle des ex et des officielles. J’ai aussi pensé à Cécilia, l’une est partie, l’autre compte bien rester mais les deux disent la même chose : nous sommes libres.
On ne peut pas vouloir que la politique reste normale et s’étonner que la vie amoureuse influe sur la vie professionnelle et inversement. C’est justement ça qui est normal puisque ce qui arrive à François Hollande dans l’exercice des non fonctions de sa compagne est à l’image de cette vie privée qui tous les jours impacte la vie professionnelle de milliers de femmes et d’hommes. Qui bossent et qui s’aiment.
Aujourd’hui, les institutions s’effacent derrière les individus quand autrefois, c’était les individus qui s’effaçaient derrière